Cinéma : L'Arnacoeur  (Cinéma) posté le vendredi 19 mars 2010 01:35

Synopsis : Votre fille sort avec un sale type ? Votre soeur s'est enlisée dans une relation passionnelle destructrice ? Aujourd'hui, il existe une solution radicale, elle s'appelle Alex. Son métier : briseur de couple professionnel. Sa méthode : la séduction. Sa mission : transformer n'importe quel petit ami en ex. Mais Alex a une éthique, il ne s'attaque qu'aux couples dont la femme est malheureuse.
Alors pourquoi accepter de briser un couple épanoui de riches trentenaires qui se marie dans une semaine ?

 

Je crois en Dieu à partir de ce jour. Tout arrive même les miracles.

Enfin ! Après des années, voire une éternité d’attente, après une infinité de film souvent bancals et tordus, où l’on alterne un rictus et l’effondrement de nos valeurs, enfin le cinéma français est en mesure d’offrir au public une comédie romantique digne de ce nom. Et entre nous, si le prix à payer était cette addition là, le résultat, contrairement à son titre, n’est pas une arnaque du tout.

La fraicheur d’une première œuvre était probablement le début du succès.

En tous cas le résultat est là c’est jubilatoire.

Du début, lorsqu’ arrive cette pauvre fille échouée, flanquée du pire des fiancés, beau porté sur les gros nibards.  Mais heureusement notre arnacoeur du jour était là, cœur d’or sensible, sauveur d’enfants désoeuvrés… Il la charme et hop un petit ami d’oublié.

Et non ce n’est pas ça le romantisme dans l’affaire, ce type est juste un briseur de couples payé par les familles pour empêcher ces massacres. Et oui, séduire les braves filles abusées par des compagnons indignes pour les remettre sur le droit chemin est aussi un métier.

Je vous passe la panoplie complète que notre homme possède pour parvenir à ses fins et réussir sa mission. L’originalité n’est pas tout le temps au rendez-vous mais de grands moments tout de même.

Surtout qu’il n’est pas seul, dans sa noble mission, il est aidé de sa sœur et de son beau-frère.

Jusqu’ici tout allait bien, mais ce qui fait le film c’est qu’un jour, lorsqu’un père vient le voir pour une mission classique, au lieu d’avoir une route tout tracée, la route est sinueuse.

Saluons au passage le quatuor exceptionnel de ce film, entre une délicate et délicieuse Vanessa Paradis, un François Damiens toujours aussi drôle que bon comédien, une Julie Ferrier qui prend du volume au fil de ses rôles et enfin Romain Duris qui reprend le droit chemin, en retrouvant un rôle qui le fait revenir sur le devant de la scène.

Le réalisateur respecte à la lettre les conventions de la comédie romantique sans aucune once de mièvrerie : un homme et une femme attachants que tout oppose. Sauf qu’il rajoute à son œuvre, un souffle nouveau, une sorte d’atmosphère glamour qui porte ce film au plus haut des cieux.

Les images sont sublimes.

Et comme une bonne salade mérite les meilleurs ingrédients, il ajoute une partie d’humour à haut dose et surtout de très bonne qualité. Certaines scènes sont en route pour la gloire.

La répétition de Dirty Dancing, avec saut de l’ange à la clé est à s’en lécher les babines.

Les dialogues sont aussi d’un sublime niveau font mouche à tous les coups.

Les gags drôles et irrésistibles s’enchaînent dans un rythme parfait. Le réalisateur assumant tout de A à  Z en plus. Il évite de poser une chape de plomb sur son film en n’y incorporant pas les traditionnels discours philosophiques inhérents à ce genre de films.

 

Un régla, un pur moment de bonheur qu’il vous fait voir, revoir et revoir tellement c’est bon.

 

La cerise sur le gâteau voir ce film en étant amoureux doit être le kif le plus absolu.

 

 

 

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Lucian Freud et son atelier à Beaubourg  (Arts) posté le jeudi 18 mars 2010 00:48

Lucian Freud, le petit fils de l’autre, s’expose avec son atelier à Beaubourg du 10 Mars au 19 Juillet.

Et avec notre homme du jour les mots sont à l’honneur, en effet à 88 ans c’est le peintre vivant le plus cher au monde. Et comme notre homme est discret, il fait un retour triomphal dans notre beau musée du centre de Paris, surtout que l’absence a été longue. Très chair Lucian Freud en sommes puisque dans sa peinture il s’agit de ça. Et c’est ça qui attire, c’est cette substance qui classe ces œuvres comme majeures du XXe siècle. Ce mélange de plusieurs courants, un peu d’avant-gardisme, une pincée d’abstraction et surtout un apport personnel qui n’appartient qu’à cet artiste.

Des nus et des portraits qui se reconnaissent immédiatement. Des corps hors normes, des obèses femmes et hommes, des hommes donnant le sein…

Et malgré le côté rebutant, au premier abord, de son travail, c’est cette particularité qui attire, fuyant le modernisme il se place clairement dans les « mécontemporains ».

Joli pied de nez à l’époque qui consacre une vieille école au firmament financier.

Loin de là l’idée  simpliste qu’il faudrait que ce soit ce particularisme qui fait son succès et son prix élevé. Le monsieur et l’œuvre sont beaucoup plus complexes que cela.

Le mélange est autant déroutant, que lisible, autant choquant qu’admirable.

Il est hors contexte, hors compartiment. La démonstration est fort, étalage de chair pour en dégouter son public, étalage d’opulence pour choque son monde. Et pourtant si on l’écoute, il ne peint que sa vie, ce qu’il est.  C’est complexe d’apparence alors qu’en réalité on ne peut pas faire plus simple.

Il suffit de voir son expérience avec le célèbre travesti Leigh Bowery, d’habitude si caché, si grimé et tellement déguisé. Mais là pour Freud, il se fait un modèle en totalité dénudé. Dans son plus simple appareil, physique et moral. Il offre tout, il exprime tout. Il est un patient qui offre son corps à la médecine.

Il serait facile de se contenter de cette singularité pour tutoyer la gloire, que nenni, notre artiste est un bosseur, bossant tous les jours jusqu’à la tombée de la nuit. Faisant, refaisant pour atteindre cette si rare perfection. Il offre un angle, pour en offrir un nouveau et ainsi de suite jusqu’à toucher l’excellence. Le geste pictural est exquis.

Et là en plus de rendre hommage à l’art, il est fidèle en amitié, Francis Bacon son ami, est méticuleusement imité dans l’art de convulser cette chair. Il s’intéresse plus au moment où l’homme vacille et intègre son humanité plus qu’à la gloire et au bonheur d’être.

L’exemple le plus parfait étant son portrait de Kate Moss, où il explose les bords en fuyant le glamour, quotidien du mannequin. Il lui offre un visage émacié, allongée nue, totalement démunie sur un lit des plus pourris.

Une façon subtil de nous montrer l’horrible pour nous faire deviner le plus beau, le plus sublime.

 

A voir inévitablement.

 

 

 

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Expo : Lucian Freud à Beaubourg  (Arts) posté le jeudi 18 mars 2010 00:47

Lucian Freud, le petit fils de l’autre, s’expose avec son atelier à Beaubourg du 10 Mars au 19 Juillet.

Et avec notre homme du jour les mots sont à l’honneur, en effet à 88 ans c’est le peintre vivant le plus cher au monde. Et comme notre homme est discret, il fait un retour triomphal dans notre beau musée du centre de Paris, surtout que l’absence a été longue. Très chair Lucian Freud en sommes puisque dans sa peinture il s’agit de ça. Et c’est ça qui attire, c’est cette substance qui classe ces œuvres comme majeures du XXe siècle. Ce mélange de plusieurs courants, un peu d’avant-gardisme, une pincée d’abstraction et surtout un apport personnel qui n’appartient qu’à cet artiste.

Des nus et des portraits qui se reconnaissent immédiatement. Des corps hors normes, des obèses femmes et hommes, des hommes donnant le sein…

Et malgré le côté rebutant, au premier abord, de son travail, c’est cette particularité qui attire, fuyant le modernisme il se place clairement dans les « mécontemporains ».

Joli pied de nez à l’époque qui consacre une vieille école au firmament financier.

Loin de là l’idée  simpliste qu’il faudrait que ce soit ce particularisme qui fait son succès et son prix élevé. Le monsieur et l’œuvre sont beaucoup plus complexes que cela.

Le mélange est autant déroutant, que lisible, autant choquant qu’admirable.

Il est hors contexte, hors compartiment. La démonstration est fort, étalage de chair pour en dégouter son public, étalage d’opulence pour choque son monde. Et pourtant si on l’écoute, il ne peint que sa vie, ce qu’il est.  C’est complexe d’apparence alors qu’en réalité on ne peut pas faire plus simple.

Il suffit de voir son expérience avec le célèbre travesti Leigh Bowery, d’habitude si caché, si grimé et tellement déguisé. Mais là pour Freud, il se fait un modèle en totalité dénudé. Dans son plus simple appareil, physique et moral. Il offre tout, il exprime tout. Il est un patient qui offre son corps à la médecine.

Il serait facile de se contenter de cette singularité pour tutoyer la gloire, que nenni, notre artiste est un bosseur, bossant tous les jours jusqu’à la tombée de la nuit. Faisant, refaisant pour atteindre cette si rare perfection. Il offre un angle, pour en offrir un nouveau et ainsi de suite jusqu’à toucher l’excellence. Le geste pictural est exquis.

Et là en plus de rendre hommage à l’art, il est fidèle en amitié, Francis Bacon son ami, est méticuleusement imité dans l’art de convulser cette chair. Il s’intéresse plus au moment où l’homme vacille et intègre son humanité plus qu’à la gloire et au bonheur d’être.

L’exemple le plus parfait étant son portrait de Kate Moss, où il explose les bords en fuyant le glamour, quotidien du mannequin. Il lui offre un visage émacié, allongée nue, totalement démunie sur un lit des plus pourris.

Une façon subtil de nous montrer l’horrible pour nous faire deviner le plus beau, le plus sublime.

 

A voir inévitablement.

 

 

 

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Précis de Phytothérapie : Spiruline  (Bien-Etre) posté le mardi 16 mars 2010 15:34

Un petit ajout pour votre pharmacie qui va faire de vous une personne vivant très longtemps.

La spiruline ou algue bleue est particulière, ni tout à fait animale, ni tout à fait végétale.

C’est une cyanobactérie vieille de plus de trois milliards d’années. Lorsque les européens débarquèrent en Amérique centrale ils découvrirent que les Aztèques en consommaient abondamment.

 

La spiruline contient une mine de nutriments dans un très petit volume : elle renferme entre 40 et 70% de protéines, le taux le plus important connu à ce jour pour un aliment, avec la présence de tous les acides aminés essentiels. Elle est extrêmement riche en fer, en vitamines et contient de l’acide gamma-linolénique.

Les propriétés de la spiruline reposent sur la richesse de sa composition, tant quantitative que qualitative, qui en fait une sorte de super cocktail parfaitement équilibré en éléments indispensables au bon fonctionnement de l’organisme. C’est cette richesse qui lui donne ses vertus rééquilibrantes avec un effet anti carences naturel le plus complet qui soit connu à ce jour, ses vertus énergisantes et tonifiantes et vitalisantes, avec un effet antifatigue important.

Par ailleurs, son faible apport calorique et sa forte teneur en phénylalanine qui agit au niveau des centres régulateurs de l’appétit avec son action coupe-faim, permet aux sportifs de soutenir un effort physique, ce qui explique son utilisation dans les préparations sportives.

 

 

 

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Cinéma : Les chèvres du Pentagone  (Cinéma) posté le lundi 15 mars 2010 21:50

Synopsis : Bob Wilton, un journaliste désespéré fait l'heureuse rencontre de Lyn Cassady, un soldat aux pouvoirs paranormaux combattant le terrorisme. Ils se rendent ensemble en Irak ou ils rencontrent Bill Django, le fondateur de l'unité, et Larry Hooper, soldat de l'unité qui dirige une prison.

 

 

A la guerre comme à la guerre pour cette comédie assez souvent hilarante portée de main de maître par un George Clooney en assez bonne forme.

Dans sa lutte contre le mal, George W Bush avait heureusement pensé à tout. Surtout à réactiver une unité de l’armée américaine dont les soldats avaient été recrutés pendant la guerre froide pour leurs pouvoirs paranormaux ! Un peu décalé, probablement trop.

Et pourtant d’après le livre dont est tiré ce film, le sujet est très sérieux.

Tout commence dont dans un bled paumé du fin fond des Etats-Unis à l’orée des années 2000. Bob Wilton, incarné, par  le très doué Ewan McGregor, exerce le délicat métier de journaliste. Sauf qu’il n’a pas grande chose comme matière pour la fabrication de ses articles. Et pour arranger le tout, sa femme le quitte pour son propre boss. Alors, pour impressionner cette dernière, et lui faire fondre le cœur, notre homme prend la direction de l’Irak avec l’idée de se faire reporter de guerre.

Il rencontre à cette occasion Lyn Cassady (George Clooney).

Ce soldat américain, aux pouvoirs surnaturels (il peut lire dans les pensées, savoir où se trouve un document planqué) avait été engagé par Bill Django (Jeff Bridges) un ancien du Vietnam reconverti aux idées nouvelle génération. Le Pentagone n’y a rien à redire et même donné son accord en lui confiant un département où les soldats pourraient apprendre à faire la guerre autrement. Sous LSD par exemple. Ou en apprenant à jouer avec un regard qui tue. En appelant les forces paranormales.

L’esprit des frères Coen n’étant pas si lointain.

Grant Heslov témoigne d’un sens du burlesque certain. Le réalisateur multiplie les répliques qui font mouche, des situations absurdes souvent très hilarantes. Lorsque Clooney évoque sa formation notamment. Jeff Bridges, lui s’en donne à cœur joie dans le rôle du gourou mystique avec chignon et barbichette qui profite du climat de la guerre froide pour imposer ses plus délirantes expériences aux hommes sous ses ordres. George Clooney étant parfait pour interpréter avec sérieux les débiles.

O’Brother ou Burn After Reading spirit.

Pas étonnant donc que le comédien ait également souhaité produire ce film. Car cette farce antimilitariste prend un malin plaisir à tourner en ridicule la si puissante armée américaine dans sa guerre en Irak où elle n’a pas hésité à faire appel à des milices privées.

Des équipes si douées qu’elles en viennent à se tirer dessus (un peu comme nos chasseurs à nous).

Insolent à souhait.

Dommage que l’ensemble ressemble parfois plus à un assemblage de sketchs qu’à un film construit.

Un peu comme si le réalisateur ne parvenait pas à maintenir cette histoire si énorme qu’on a quand même du mal à la voir comme un truc crédible.

On y rit beaucoup heureusement pour le reste on passe surtout que c’est un peu longuet.

 

 

 

 

 

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