Le pitch :
"Bazil n'a pas beaucoup de chance avec les armes. La première l'a rendu orphelin, la deuxième peut le faire mourir subitement à tout instant. Par chance, ce doux rêveur à l'inspiration débordante est recueilli par une bande de truculents chiffonniers."
Les aventures de cette bande d’un autre temps sont une pantalonnade totalement kitsch.
Le problème avec le genre c’est que soit on a affaire à un truc de génie, soit on est dans la débilité la plus profonde. Et devinez quoi ? Ici on est loin d’avoir touché le gros lot.
Il est vrai que depuis le succès des Chtis, Dany Boon est une sorte de héros national, mais bon, quel rapport avec le cinéma ? Au cinéma on s’en cogne un peu des héros, il nous faut juste des grands acteurs et des grands réalisateurs. Et c’est bien ça le problème, ici on n’a aucun des deux. Bon il serait injuste de jeter totalement les tomates sur nos deux protagonistes. On y est quand même pour quelque chose, nous public dans cette affaire.
20 millions de spectateurs c’est quand même 1/3 de notre population.
La même recette appliquée encore et encore, la télé a pris le pouvoir.
Comment ça c’est abusif. La liste de nos acteurs bankables :
Frank Dubosc, Gad Elmaleh, Kad Merad, Jean Dujardin, Dany Boon et y a pas si longtemps Michael Youn et tutti tutta. Jamel étant occupé à pouponner probablement.
Je ne sais pas si vous avez vu Lucky Luck, Cinéman mais on peut pas dire que cela soit des merveilles et encore cette politesse étant une mesure pour pas dire que c’est la même brouette de merde tout cette histoire. Mais bon le public regarde et aime ses héros alors pourquoi les en privez. Probablement le temps de cerveau disponible cher à nos amis Etienne et Patrick.
Donc côté acteurs ce n’est pas vraiment ça, il reste peut être le scénario pensez-vous ?
Mouarf, mouarf et remouarf. C’est quand même du foutage de gueule.
Et pourtant Jeunet, il en a fait des trucs coolos, Amélie Poulain, La cité des enfants perdus, Alien… Mouarf c’est plus un fou rire, c’est de la gaudriole à se faire péter une crise cardiaque.
Si Jeunet avait été un metteur en scène ça se saurait non ?
C’est un enlumineur, un escroc cinématographique, le Max Pecas du kitsch et de la fantaisie.
Et en plus c’est quand même plutôt très moche dans l’ensemble.
Et les clichés c’est pour les chiens.
Pour faire venir et pleurnicher dans les chaumières à la rigueur pourquoi pas, mais là on cause un petit peu de cinéma. Déjà donc sa production tant vantée c’est pour moi un peu de l’escroquerie, alors ce nouveau film, ce nouveau rien, ce truc d’une consternante vacuité, c’est pousser même dans les orties avec l’eau du bain et le bébé.
1h44 de vide, à peine deux ou trois péripéties vaguement intéressantes et puis Dany Boon en espion, mouarf, mouarf, mouarf…
C’est lourd, c’est affreux, c’est beurk.
Le problème c’est que ce n’est même pas étonnant, pour faire des trucs potables il faut avoir un minimum de talent et il est clair que ce monsieur en manque.
Un truc quand même qu’il faut reconnaître à ce film, il commence avec le générique du Grand Sommeil et c’est tout sauf un hasard. Il est temps de prendre sa retraite monsieur Jeunet, le gâtisme vous guette.
Il va de soi que j’ai déjà porté plainte.



















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