Synopsis : Clive et Elsa sont des superstars de la science : ils ont réussi à combiner l’ADN de différentes espèces animales pour obtenir de fantastiques hybrides. Ils sont amoureux l’un de l’autre autant que de leur travail et veulent à présent passer à l’étape suivante : fusionner de l’ADN animal et de l’ADN humain. Lorsque le laboratoire pharmaceutique qui les finance refuse de les soutenir, Clive et Elsa décident de poursuivre leurs expériences en secret. Ils créent Dren, une créature étonnante dont la croissance rapide la fait devenir adulte en quelques mois. Alors qu’ils redoublent d’efforts pour préserver leur secret, leur intérêt scientifique pour Dren se mue peu à peu en attachement. Dren finira par dépasser les rêves les plus fous du couple… et leurs pires cauchemars.
Déjà, le bon côté des choses, merci au sieur Pingoo pour cette invitation à l’avant première de ce film dans un cadre sympatoche avec une ambiance champêtre.
Splice est donc le plat proposé par notre grand ami.
Et sans tuer le suspense trop tôt, se fût un grand massacre.
Voilà un soir où l’on se serait bien gardé d’aller au cinéma, si l’on n’y était pas tenu par amitié et par métier. Ce métier où il y a des bons jours, est reste triplement ennuyeux avec des œuvres pareilles.
On s’embête en voyant ce film et le but va être de ne pas vous embêter, vous lecteurs de cette rubrique. La petite histoire de ce film comporte quelques moments plutôt bons mais nettement gâcher par un ridicule d’ensemble rarement atteint à ce niveau de la compétition.
Il faut bien rendre hommage à la coupe du Monde J
L’apothéose du ridicule étant probablement atteint lors de la scène d’amour entre la créature et le mari avec un point d’orgue lors du flagrant délit si ce n’est du flagrant délire.
Une sorte de mélange entre mythologie, philosophie, romance…
Une belle salade mais indigeste au possible.
Une belle improvisation qu’il fallait clore de toute urgence et non pas laisser répandre tout au long du film.
Et pourtant, sans être original à souhait, le thème du film était pavé de bonnes intentions, les plus respectables, les plus opportunes même : des bons sentiments sont toujours agréables, des bons acteurs méritent le coup d’œil, un peu de science fiction toujours enclin à faire rêver…
Mais encore faut-il qu’un résultat positif soit au rendez-vous.
Car le problème de ce film c’est que son sujet est fort bien exploité au cinéma et que la comparaison est facilement faisable. On va bien sûr citer Frankenstein, référence incomparable et hors concours mais il y a, pour remonter loin en arrière, l’excellent Bride of Monster de 1955, le succulent The Raven avec Bela Lugosi et même Sharkman qui pourtant est raté, est nettement meilleur.
Et pourtant les moyens sont là, si on avait employé l’énorme budget du film à la recherche et à la réalisation d’un scénario nettement plus solide, tirant vraiment parti de ses acteurs et en prenant conseil des réussites du passé, on pouvait aboutir à un chef d’œuvre, qui eût bien autrement fait l’éloge de ses créateurs et servi le cinéma dans sa globalité.
Il serait mieux tout de même aux organisateurs de cette farce, de se rappeler soudain qu’ils doivent avoir du talent et qu’avec un effort ils peuvent toujours en avoir.
Si vous êtes fan de film comique ce n’est pas si mal même si dans le genre aussi il y a nettement mieux.















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