Synopsis :
Tatsumi célèbre l’œuvre et la vie du mangaka japonais Yoshihiro Tatsumi. Dans le Japon occupé de l’immédiat après-guerre, la passion du jeune Tatsumi pour la bande dessinée deviendra finalement le moyen d’aider sa famille dans le besoin. Publié dès l’adolescence, sa rencontre avec son idole Osamu Tezuka, le célèbre mangaka comparé à Disney, lui offrira une source d’inspiration supplémentaire. Malgré un succès constant, Tatsumi va remettre en question le manga qui n’offre aux enfants que des scénarios et des dessins au contenu mièvre et sot. En 1957, il va inventer le terme gekiga (littéralement "images dramatiques"), développant ainsi une nouvelle forme de manga destinée à un public adulte. Fortement influencé par les thématiques du cinéma néo-réaliste, Tatsumi nous offre une vision du Japon de l’après-guerre.
C’est bien simple ce documentaire est juste un chef d’œuvre. La vision de la vie de cet homme qui se combine dans ce Japon là est juste mon expérience cinématographique la plus aboutie de cette nouvelle année. L’atmosphère mélancolique de cette ballade accentuant encore plus mon effet totalement charmé. En plus c’est d’une beauté sidérante, on s’émerveille autant sur le fond que sur la forme.
L’hommage rendu au Mangaka est un grand signe de modestie.
Si esthétiquement c’est magnifique, il ne faut pas oublier l’histoire et la philosophie du propos et de ce côté-là, la perfection est aussi de mise. Que les contes soit ensemble ou séparément, le propos est toujours fascinant et piquant. L’alternance des couleurs aide aussi beaucoup à accentuer les effets.
La colère se voit autant qu’elle se ressent. On est happé par la noirceur du récit, par l’affichage d’une réalité inconnue pour nous êtres d’ailleurs. Une œuvre qui place le spectateur devant sa responsabilité de penser et de s’émouvoir. On s’attache aux personnages pour au final faire corps avec eux.
La scène finale est juste magnifique et ceci sur plusieurs épaisseurs.
Un grand morceau de poésie et d’émotion. Et en dire plus n’est pas nécessaire car vous avez déjà tout compris. Un film totalement humble.
Un chef d’œuvre c’est marqué plus haut.

















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