Cinéma

Top dix des comédies romantiques  (Cinéma) posté le dimanche 21 mars 2010 11:43

Le top ten cinématographique se poursuit avec cette fois les comédies romantiques à l'honneur.

 

 

1) Les lumières de la ville (1931)

2) Annie Hall (1977)

3) New-York-Miami (1934)

4) Vacances Romaines (1953)

5) Indiscrétions (1940)

6) Quand Harry rencontre Sally (1989)

7) Madame porte la culotte (1949)

8) Eclair de lune (1987)

9) Harold et Maud (1971)

10) Nuits Blanches à Seattle

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Cinéma : L'Arnacoeur  (Cinéma) posté le vendredi 19 mars 2010 01:35

Synopsis : Votre fille sort avec un sale type ? Votre soeur s'est enlisée dans une relation passionnelle destructrice ? Aujourd'hui, il existe une solution radicale, elle s'appelle Alex. Son métier : briseur de couple professionnel. Sa méthode : la séduction. Sa mission : transformer n'importe quel petit ami en ex. Mais Alex a une éthique, il ne s'attaque qu'aux couples dont la femme est malheureuse.
Alors pourquoi accepter de briser un couple épanoui de riches trentenaires qui se marie dans une semaine ?

 

Je crois en Dieu à partir de ce jour. Tout arrive même les miracles.

Enfin ! Après des années, voire une éternité d’attente, après une infinité de film souvent bancals et tordus, où l’on alterne un rictus et l’effondrement de nos valeurs, enfin le cinéma français est en mesure d’offrir au public une comédie romantique digne de ce nom. Et entre nous, si le prix à payer était cette addition là, le résultat, contrairement à son titre, n’est pas une arnaque du tout.

La fraicheur d’une première œuvre était probablement le début du succès.

En tous cas le résultat est là c’est jubilatoire.

Du début, lorsqu’ arrive cette pauvre fille échouée, flanquée du pire des fiancés, beau porté sur les gros nibards.  Mais heureusement notre arnacoeur du jour était là, cœur d’or sensible, sauveur d’enfants désoeuvrés… Il la charme et hop un petit ami d’oublié.

Et non ce n’est pas ça le romantisme dans l’affaire, ce type est juste un briseur de couples payé par les familles pour empêcher ces massacres. Et oui, séduire les braves filles abusées par des compagnons indignes pour les remettre sur le droit chemin est aussi un métier.

Je vous passe la panoplie complète que notre homme possède pour parvenir à ses fins et réussir sa mission. L’originalité n’est pas tout le temps au rendez-vous mais de grands moments tout de même.

Surtout qu’il n’est pas seul, dans sa noble mission, il est aidé de sa sœur et de son beau-frère.

Jusqu’ici tout allait bien, mais ce qui fait le film c’est qu’un jour, lorsqu’un père vient le voir pour une mission classique, au lieu d’avoir une route tout tracée, la route est sinueuse.

Saluons au passage le quatuor exceptionnel de ce film, entre une délicate et délicieuse Vanessa Paradis, un François Damiens toujours aussi drôle que bon comédien, une Julie Ferrier qui prend du volume au fil de ses rôles et enfin Romain Duris qui reprend le droit chemin, en retrouvant un rôle qui le fait revenir sur le devant de la scène.

Le réalisateur respecte à la lettre les conventions de la comédie romantique sans aucune once de mièvrerie : un homme et une femme attachants que tout oppose. Sauf qu’il rajoute à son œuvre, un souffle nouveau, une sorte d’atmosphère glamour qui porte ce film au plus haut des cieux.

Les images sont sublimes.

Et comme une bonne salade mérite les meilleurs ingrédients, il ajoute une partie d’humour à haut dose et surtout de très bonne qualité. Certaines scènes sont en route pour la gloire.

La répétition de Dirty Dancing, avec saut de l’ange à la clé est à s’en lécher les babines.

Les dialogues sont aussi d’un sublime niveau font mouche à tous les coups.

Les gags drôles et irrésistibles s’enchaînent dans un rythme parfait. Le réalisateur assumant tout de A à  Z en plus. Il évite de poser une chape de plomb sur son film en n’y incorporant pas les traditionnels discours philosophiques inhérents à ce genre de films.

 

Un régla, un pur moment de bonheur qu’il vous fait voir, revoir et revoir tellement c’est bon.

 

La cerise sur le gâteau voir ce film en étant amoureux doit être le kif le plus absolu.

 

 

 

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Cinéma : Les chèvres du Pentagone  (Cinéma) posté le lundi 15 mars 2010 21:50

Synopsis : Bob Wilton, un journaliste désespéré fait l'heureuse rencontre de Lyn Cassady, un soldat aux pouvoirs paranormaux combattant le terrorisme. Ils se rendent ensemble en Irak ou ils rencontrent Bill Django, le fondateur de l'unité, et Larry Hooper, soldat de l'unité qui dirige une prison.

 

 

A la guerre comme à la guerre pour cette comédie assez souvent hilarante portée de main de maître par un George Clooney en assez bonne forme.

Dans sa lutte contre le mal, George W Bush avait heureusement pensé à tout. Surtout à réactiver une unité de l’armée américaine dont les soldats avaient été recrutés pendant la guerre froide pour leurs pouvoirs paranormaux ! Un peu décalé, probablement trop.

Et pourtant d’après le livre dont est tiré ce film, le sujet est très sérieux.

Tout commence dont dans un bled paumé du fin fond des Etats-Unis à l’orée des années 2000. Bob Wilton, incarné, par  le très doué Ewan McGregor, exerce le délicat métier de journaliste. Sauf qu’il n’a pas grande chose comme matière pour la fabrication de ses articles. Et pour arranger le tout, sa femme le quitte pour son propre boss. Alors, pour impressionner cette dernière, et lui faire fondre le cœur, notre homme prend la direction de l’Irak avec l’idée de se faire reporter de guerre.

Il rencontre à cette occasion Lyn Cassady (George Clooney).

Ce soldat américain, aux pouvoirs surnaturels (il peut lire dans les pensées, savoir où se trouve un document planqué) avait été engagé par Bill Django (Jeff Bridges) un ancien du Vietnam reconverti aux idées nouvelle génération. Le Pentagone n’y a rien à redire et même donné son accord en lui confiant un département où les soldats pourraient apprendre à faire la guerre autrement. Sous LSD par exemple. Ou en apprenant à jouer avec un regard qui tue. En appelant les forces paranormales.

L’esprit des frères Coen n’étant pas si lointain.

Grant Heslov témoigne d’un sens du burlesque certain. Le réalisateur multiplie les répliques qui font mouche, des situations absurdes souvent très hilarantes. Lorsque Clooney évoque sa formation notamment. Jeff Bridges, lui s’en donne à cœur joie dans le rôle du gourou mystique avec chignon et barbichette qui profite du climat de la guerre froide pour imposer ses plus délirantes expériences aux hommes sous ses ordres. George Clooney étant parfait pour interpréter avec sérieux les débiles.

O’Brother ou Burn After Reading spirit.

Pas étonnant donc que le comédien ait également souhaité produire ce film. Car cette farce antimilitariste prend un malin plaisir à tourner en ridicule la si puissante armée américaine dans sa guerre en Irak où elle n’a pas hésité à faire appel à des milices privées.

Des équipes si douées qu’elles en viennent à se tirer dessus (un peu comme nos chasseurs à nous).

Insolent à souhait.

Dommage que l’ensemble ressemble parfois plus à un assemblage de sketchs qu’à un film construit.

Un peu comme si le réalisateur ne parvenait pas à maintenir cette histoire si énorme qu’on a quand même du mal à la voir comme un truc crédible.

On y rit beaucoup heureusement pour le reste on passe surtout que c’est un peu longuet.

 

 

 

 

 

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Cinéma : Chicas  (Cinéma) posté le dimanche 14 mars 2010 18:54

Synopsis : Pilar est espagnole et veuve. Elle a élevé ses trois filles en France. Amoureuse de Fernand, le gérant de son immeuble, elle organise chez elle un déjeuner de présentation. Une réunion improbable où la folie familiale l'emporte.

Chicas est un film métaphorique sur l’enfer entre mères et filles. Pour le célèbre adage « l’enfer c’est les autres » mais parfois pour la mère c’est juste sa fille qui l’est. Dans ce film, Pilar a élevé les siennes en France. Alors qu’elle noue une relation avec le gérant de son immeuble, ces dernières lui tombent sur le paletot, déversant leur lot de frustrations. Comme toujours, chez Yasmina Reza, c’est dans la confrontation avec l’autre que chacun se révèle. Mais dans ce film, elle pose en plus un autre problème, une autre question bouleversante : à quoi tient une destinée ?

Un passage clairement réussit derrière la caméra pour notre créatrice du jour. Une signature en forme de crise de nerfs. Une sorte d’aveu en laissant entendre que ce serait la fille d’Almodovar.

Les actrices sont lumineuses autant de par leurs beautés, que leurs folies douces et acides.

André Dussolier confirme quand à lui qu’il est parmi les meilleurs acteurs de notre pays.

Un peu maladroit tant au niveau de la réalisation que du montage. Un beau bordel mais pour ne pas être trop négatif, on va dire que c’est le syndrome de la jeunesse.

 

Vite la suite pour voir les améliorations de notre bonne dame ;

 

Un bon film tout de même.

 

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Cinéma : Le temps des grâces  (Cinéma) posté le dimanche 14 mars 2010 12:04

Synopsis : Une enquête documentaire sur le monde agricole français aujourd'hui à travers de nombreux récits : agriculteurs, chercheurs, agronomes, écrivains... Un monde qui parvient à résister aux bouleversements qui le frappent - économiques, scientifiques, sociaux - et qui, bon gré mal gré, continue d'entretenir les liens entre générations. Un monde au centre d'interrogations majeures sur l'avenir.

 

 

 

Un film sur les conditions de travail des agriculteurs en France et pourquoi pas une apologie pour la sauvegarde de Histoires Naturelles,  émission phare du milieu de nuit.

Oui mais là cela n’a rien à voir, le film-documentaire est juste magistral.

Dans la lignée, et même s’il y a des différences, de Raymond Depardon, Dominique Marchais nous propose un état des lieux général et exhaustif et surtout politique de l’agriculture française depuis la fin de la guerre. Une forme de narration magique donnant au fur et à mesure une pleine mesure à ce film.  Etre voyeur et auditeur face à ses gens qui font la paysannerie française est autant dérangeant que envoutant.  Et contrairement à Depardon, la ballade est totale, tout le territoire est concernée et non pas qu’un seul coin d’une région. Il est raconté le destin d’un pays qui à tour à tour a, épuisé, maltraité, adulé, ses paysans et leurs terres. La croissance, oui mais à quel prix ?

Le film est parfaitement bien pensé, avec un découpage aussi méthodique, que ludique et surtout pédagogique. Une partie qui se demande : quels sont les solutions ? A travers les acteurs eux-mêmes, à travers les scientifiques, à travers les consommateurs…

Et surtout à travers la politique, on comprend enfin le pourquoi du comment, le pourquoi et le comment de cette fameuse politique agricole commune depuis 50 ans.

 

 

Un signal d’alarme donc qui nous montre que la terre est vidée et que le pillage ne pourra pas durer éternellement sous peine de gros ennuis pour les générations futures et même contemporaines.

Côté technique c’est parfait, les défauts qui accompagnent ce genre de production sont totalement absents, un montage dynamique, une image sublime, des propos limpides.

Et si on veut un peu philosopher, il n’est clairement pas objectif, de ne pas voir derrière tout ça, une sorte de métaphore du cinéma français. Problème pour se faire un nom, problème de réseau, problème de productivité…

Un film aussi émouvant qu’utilement pédagogique. A ne pas manquer c’est indéniable.

 

Et une petite mention spéciale à l’intervention du penseur Pierre Bergounioux qui en bon intellectuel n’est jamais dans le jugement ou la dramatisation mais dans l’explication et l’amélioration des situations.  Un message d’avenir tout en regrettant un si beau passé.

 

Et puis bon toujours le même effet positif, Hulot et Arthus machin n’ont quand même pas le monopole de l’écologie bien au contraire.

 

Grandiose.

 

 

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