Moi

Last night in New-York  (Moi) posté le dimanche 28 février 2010 02:11

Voilà et il est arrivé le moment où la fête se termine.  Mon état est partagé, entre content de retrouver mes habitudes et mes repères et triste de quitter cet endroit qui me rend serein et joyeux.

Mais comme disait un sage homme, pour apprécier les bons moments il faut savoir être lucide sur les moins bons. Surtout qu’il ne faut pas déconner mais ma vie normale est loin d’être à pleurer.

Donc un peu de décence s’impose. Surtout que mon retour coïncide parfaitement avec mon anniversaire.  Et puis cette dernière journée s’est assez bien déroulée, avec un mix de repos, de culture et de shopping.

On passera sur l’indécent cadeau d’anniversaire pour se concentrer sur les 3 événements majeurs du jour : La visite du musée de l’immigration sur l’Ellis Island, le dîner chez Alfredo et ses pâtes divines et le détour par Magnolia Bakery, le roi du cup cake.

Une semaine de liberté comme la statue du même nom qui est quand même assez majestueuse et comme la liberté qu’ont prise à l’époque tous ces immigrants. C’est cet espoir, cette liberté,  cette tension… que le musée de l’immigration, nous montre, nous fait vivre. Une visite assez bouleversante il faut dire tellement le climat est chargé de toute cette vie. Entre les photos montrant la détresse mélangée à l’espoir et les documents expliquant que tout était fait dans la dignité.

Il n’y a qu’une chose à dire : c’est beau.

Et quelle riche idée aussi d’avoir proposé la gratuité afin que la majorité de la population visiteuse soit attirée par la visite de ce musée.

 

Et pour finir le truc en beauté voici un petit top 10 de mon séjour là-bas, en espérant qu’il vous donne des idées si vous aussi deviez venir dans cette sublime ville.

 

1) L’Empire State Building et sa vision panoramique du 86e étage (si on devait définir le mot dingue par un seul acte, la vision de New-York du haut de ce monument)

2) La visite du MET (qu’il est merveilleux de pouvoir déambuler entre ces chefs d’œuvres. C’est magnifique)

3) La visite de la Frick Collection (même chose mais en plus intimiste)

4) Alfredo et ses pâtes. (Un délice véritable)

5)  Le musée de l’homme avec sa serre à papillons (instant merveilleux et assez magique)

6) Le musée de l’Immigration avec son tour en bateau et son passage devant miss liberty

7) Central Park sous la neige (sublime surtout quand les écureuils s’invitent dans la danse)

8) La découverte des desserts chez Magnolia Bakery (des cupcakes absolument divins)

9) La 5th avenue et ses magasins avec Barny’s en tête.

10) Mon cadeau d’anniversaire (la décence m’interdit d’en dire plus)

 

Voilà cette escapade est terminée, merci d’avoir supporté ma vie pour cette période, les uns ont aimés, les autres ont détestés. Comme le dit l’adage on ne peut pas plaire à tout le monde.

Alors merci aux uns et désolé pour les autres même si chacun est libre de ses lectures.

 

A lundi pour le retour à la vie réelle et normale.

 

 

 

 

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26 février 2010 - New York à l'Hôtel - Attente du repas  (Moi) posté le samedi 27 février 2010 03:05

Le séjour entame sa dernière ligne droite et à travers mes visites, mes expériences, mes lectures et surtout mon écriture, je me rends compte qu’il y a souvent un décalage entre la signification de nos actions envers une personne et ce que nous disons ressentir pour une personne lors d’écrits divers.

Cela ne veut pourtant par dire que ce que l’on pense et écrit est creux, et que seul ce que nous confessions est profond.  Les confessions, celles d’une sincérité sans faille, peuvent être toutefois plus creuses que les actions. Je pense à ce que j’ai lu aujourd’hui sur moi dans le journal de Diana.

Cette remarque brève, assez injuste et pas très charitable sur mon compte, qu’elle finit en disant qu’elle ne m’aime pas vraiment mais que sa passion pour moi est acceptable et surtout très opportune.  Dieu, sait comment ceci est douloureux, mélange d’humiliation et d’indignation.

Nous savons rarement ce que les gens pensent de nous, entre manque de courage et vouloir ne pas blesser.  Suis-je coupable d’avoir regardé ce qui n’était pas destiné à mes yeux ? Non.

Une des principales fonctions sociales d’un journal intime, est justement d’être lu furtivement par des yeux n’étant pas ceux de l’auteur à propos desquels on a été honnête que dans un journal.

D. me lira-t-elle un jour ?

 

 

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25 février 2010 - New York à l'Hôtel - Il neige  (Moi) posté le jeudi 25 février 2010 23:47

Plutôt que de noter ça dans un cahier autant le faire aussi ici, comme cela si mon carnet se perd, un back-up sera toujours disponible.

Chaque fois qu’on se laisse vaincre, on devrait dire je,  par ses vanités, chaque fois qu’on pense et qu’on vit pour les apparences on trahit. Il n’est pas nécessaire de se livrer aux autres, mais seulement à ceux que l’on aime. Car alors il n’est pas question de se livrer pour paraître, mais seulement pour donner. Sorte de transfert gratuit sans retour, sans envie de réciprocité.

Il y a tellement plus de force dans un homme qui paraît seulement quand tel est son devoir.

Aller jusqu’au bout, veut dire savoir comment garder son secret.

J’ai souffert de cette solitude, mais pour garder mon secret, j’ai fais un pacte avec la souffrance de la solitude.  Et aujourd’hui, je ne connais pas de gloire plus grande que de vivre seul et ignoré des autres.

La longue est voluptueuse agonie de l’indécision en somme.

Sinon Bréviaire de la haine de Poliakov est absolument à lire.

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Alfredo et le MOMA  (Moi) posté le jeudi 25 février 2010 22:13

Il neige sur Central Park, vision assez agréable sauf que le tout s’est transformé en mélange de neige et de pluie et là c’est forcément moins agréable. Par conséquent le programme s’en est trouvé tout altéré. Repos et visite du MOMA. Avec en plein milieu, la dégustation des meilleures pâtes qu’il m’a été donnée de manger de toute ma vie. On peut le dire, Alfredo est le meilleur faiseur de pâte de toute l’histoire de l’humanité. Pas très digeste mais délicieuse à en rêver.

www.alfredos.com est l’endroit pour rêver.

 

Pour le reste c’était culture avec la visite du MOMA, escapade indispensable si vous aimez l’art.

Mon résumé va être assez simple, un cinquième étage hallucinant, un quatrième qui est un mélange d’œuvres divines et d’œuvres pour ma par si surcotées. Andy Warhol c’est pas mal mais bon ce n’est pas l’orgasme non plus. Et les autres étages c’est on alterne entre le à quoi ça sert ? Pourquoi ?

Bon cette année il y avait une surprise en plus, l’expo Tim Burton, avec sa vie, son œuvre. Exposition temporaire montrant la création du célèbre cinéaste à travers sa production, de films, de photos, de dessins, d’objets. Une sorte de promenade dans un monde féerique et noir. Qui nous enchante tout en nous effrayant. Et surtout nous explique un peu de ce qu’il y a dans la tête de ce génie de la création. Une façon de retomber en enfance tout en gardant à l’esprit que le monde qui est notre entourage est un peu plus dark que cela. Sublime et euphorisant.

 

 

Et ce cinquième étage alors ?

Picasso dans toute sa splendeur.  Rousseau l’accompagnant dans une partition parfaite. Klee dansant sur la lune… On vogue entre magnifique, sublime et divin.

 

 

Un petit panel juste : Les Oliviers de Van Gogh,  La Nuit Etoilée du même Vincent,  Soir sur Honfleur de Seurat,  Le Repas Frugal de Picasso,  La tempête de Munch,  La Madone de Munch, La Flemme Eternelle de Kubin, Le prophète de Nolde et le plus sublime de tous : Espoir II de Klimt.

 

L’exercice du top 10 étant toujours un peu délicat, il pourrait être tout autre dans trente minutes, on va en faire un quand même :

 

1) Espoir II de Gustav Klimt

2) Roue de Bicyclette de Marcel Duchamp

3) La naissance du monde de Miro

4) L’assassin menacé de Magritte

5) Moi et le Village de Marc Chagall

6) Train Blindé en action de Gino Severini

7) La chanson de l’amour de De Chirico

8) Leçon de piano de Matisse

9) C’est le chapeau qui fait l’homme de Max Ernst

10) Ma jolie de Picasso

 

Ce classement est un peu con, il manque Picabia, Monet, Rothko, Klee et son chat et l’oiseau, Schlemmer, Balthus, Frida Kahlo, Mondrian, Gorky, Matta, Pollock, de Kooning, Kandinsky, Bacon, Giacometti…

Au final une belle brochette qui fait de ce musée un repère assez gigantesque à un ensemble d’œuvres aussi divines que sublimes, surtout que la mise en scène est superbe.

 

Et puis pour les fanas de photos, certaines sont superbes surtout celles mixant cinéma et art.

 

Un beau musée même s’il n’arrive que troisième dans mon classement perso parmi ceux de la ville.

 

 

 

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Broadway le retour  (Moi) posté le jeudi 25 février 2010 05:52

Je suis rentré de Broadway, sans joie, en y trouvant la tristesse anticipée et un nouveau revers.

Le spectacle était formidable, bien joué, de jolis décors, une salle pleine et joyeuse et pourtant.

Une fois encore, mon manque de connaissance pratique de la langue m’a fait subir une épreuve réelle, presque destructrice. La moralité structure l’expérience et non l’inverse : ceci est un fait qui me saute de plus en plus au visage. J’ai l’impression de ne pas me tromper en le pensant et en le disant. D’un autre côté ce n’est pas sans espoir, puisque cela permet, si on veut tendre vers un état supérieur de prendre des bonnes résolutions. Premier pas vers l’efficacité, même si ce pauvre Coué doit être aussi appliqué que pensé. Un constat dans mon désir de comprendre mon passé, étape indispensable pour le progrès, d’être pleinement conscient de moi-même, je deviens précisément ce que mon histoire démontre, je ne suis pas libre.

Demain on va se borner à l’être avec le MOMA au programme et le reste d’une tranquillité relative.

 

 

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